("Demande au maître de la nuit...")
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Que le verbe s'éteigne
Sur cette face de l'être où nous sommes exposés,
Sur cette aridité que traverse
Le seul vent de finitude.
Que celui qui brülait debout
Comme une vigne,
Que l'extrême chanteur roule de la crête
Iluminant
L'immense matiére indicible.
Que le verbe s'éteigne
Dans cette pièce basse où tu me rejoins,
Que l'âtre du cri se resserre
Sur nos mots rougeoyants.
Que le froid par ma mort se léve et prenne un sens.
Demande au maitre de la nuit quelle est cette nuit,
Demande: que veux-tu, ö maitre disjoint?
Naufragé de ta nuit, oui je te cherche en elle,
Je vis de tes questions, je parle dans ton sang,
Je suis le maitre de ta nuit, je veille en toi comme la nuit.
Structure
20 lines · 5 stanzas